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 not your day (dani)

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MessageSujet: not your day (dani)   Dim 10 Jan - 16:41

« Give me your watch. » Le chauffeur de taxi hélé au hasard se tourne vers toi, une arme à feu pointée dans ta direction. Sérieusement ? Est-ce que ce scénario de mauvais film de série B est réellement en train de se réaliser ? Tu vois déjà la petite stagiaire te toiser avec mépris et amusement en croisant les bras. Alors, tu le kiffes ton deuxième amendement, saleté de républicain ? qu’elle dirait probablement. Tu dois bien avouer que sur coup-là, t’aurais presque été d’accord avec elle. « If you want to shoot me, you should probably take off the safety catch. » Tu bluffes, t’essaies de le déstabiliser en espérant que ce soit un malfrat du dimanche qui n’a aucune idée de ce qu’il fait. Même si t’es parfaitement conscient qu’il lui faudra moins de temps pour le désactiver et appuyer sur la gâchette que toi pour ouvrir la portière et te placer hors de sa portée. De toute façon tu imagines qu’il a pris soin de verrouiller les issues et mine de rien, tu tiens à ta chienne de vie même si dernièrement elle ne t’apporte plus vraiment de satisfaction. « Don’t make me repeat it. » T’éprouves tellement de révolte, tellement de frustration, que t’en oublies d’avoir peur. Tu notes toutefois l’ironie de te faire braquer alors que tu t’apprêtes à te faire plumer par ton maître chanteur, comme si subitement, une inscription en lettres lumineuses au-dessus de ta tronche indiquait ‘pigeon blindé de pognon, servez-vous les gars’. T’as pas envie de céder du terrain à un autre plouc avide de te détrousser, ce serait juste une cicatrice de trop dans ta fierté. « Have you any idea who the fuck are you stealing ? » Tu te rebiffes, tu t’avances vers l’arme par pure provocation, espérant qu’il te reconnaisse sous ta casquette de baseball usée. Tu regrettes presque d'avoir enfilé un jogging et des baskets pourries pour passer inaperçu. Parce que clairement, tu n’effraieras personne sans ta coiffure l'oréal, ton costume au prix indécent et tes godasses bien cirées qui crient 'je bouffe des gens tous les jours au petit déjeuner.' Mais plus que tout, tu regrettes de ne pas avoir fait confiance à ton chauffeur personnel. « Like I care. » Et il t’assène un coup de crosse pour la forme, histoire de te rendre obéissant. « FUCK. » Tu plaques ta main contre ta pommette, penché vers l’avant. T’avais oublié depuis le temps que t’as cessé les bagarres d’adolescent, à quel point ça pouvait faire mal. « You're a dead man. » Tu souffles entre tes dents, défaisant nerveusement l’attache de ta montre. Tu vas le pourrir. Tu vas le détruire. Tu vas l’écraser avec son propre taxi –qui n’en est probablement pas un- jusqu’à qu’il agonise lentement. « Yeah yeah. You bag now. » Bien sûr qu'il veut le sac de sport, celui où t’as planqué huit cent dollars pour les refiler à Dani. C’est bien moins que le prix de ta montre, mais t’as juste pas envie d’entendre le brun t’expliquer comment il va diffuser ta vidéo si t’essaies de jouer au con avec lui. T’as juste pas envie de te retrouver en position d’infériorité, à devoir t’écraser. T'as juste pas envie qu'il est l'ascendant, une nouvelle fois, d'être démuni devant lui. « You don't want a blowjob with that ? » Un second coup de crosse s’abat sur ton nez, douloureux, te rappelant aussitôt pourquoi t'as si bien appris à fermer ta gueule. Parce que quand tu l'ouvres c'est toujours au pire moment, et il arrive indubitablement ce genre de désagrément. Tu pestes, lui jetant presque le sac à la figure. « Get out. You have reached your destination. » T’hésites une seconde avant d’activer la poignée pour lui échapper. « Fucking piece of shit. » Tu marmonnes en mémorisant la plaque numérologique, persuadé que c’est un exercice vain. Tout est certainement faux chez ce mec-là. Enfin au moins il t'a conduit là où tu voulais aller, c'est déjà ça.

Tu déposes le sac en papier kraft ramassé devant les poubelles sur le paillasson. T'y as placé les trois cents dollars de ton portefeuille, glissé dans la poche arrière de ton jogging et rescapé de ta désagréable aventure du jour. Tu frappes deux coups violents puis tu fixes la porte de Dani, hésitant, ta lèvre soumise aux assauts de tes canines. Pire qu'un gamin qui vient de sonner chez son rendez-vous le soir du bal de promo. Finalement tu soupires et tourne les talons, prêt à déguerpiller. Tu vas te poster dans l'escalier histoire de t'assurer qu'il prend le paquet, puis tu partiras. Juste comme ça. Aucun contact. Aucune conversation. T'as tes petits doigts qui travaillent à son sujet, auxquels tu pourras extraire des informations utiles. En attendant, t'as pas besoin de le voir. Là, juste à l'instant, t'étais impatient que ce merdeux daigne t'ouvrir sa foutue porte, et c'est sacrément dérangeant. Parce que ce mec, tu devrais juste vouloir limiter vos interactions au strict minimum. Et puis ta gueule, t'as aucune envie qu'il la voie comme ça. Ton oeil violacé et ton arête de nez meurtrie. Encore une fois, ça te mettrait dans une position de faiblesse inconcevable. Même si tu parviendrais probablement à débiter un mensonge qui tient la route, tu le penses suffisamment intelligent pour éprouver quelques doutes. Mais faut croire que le bon dieu là-haut a vraiment une dent contre toi aujourd'hui, parce que sa voisine t'arrête sur le pallier, entrebâillant sa porte. « What’s in the bag ? » On ne peut pas juste te foutre la paix cinq minutes, c'est trop demandé ? « A bomb, you have five minutes to escape the building. » Ok tu le reconnais, ce n'est pas de très bon goût. Mais sérieusement, elle se mêle de quoi la mégère collée à son judas toute la journée pour espionner ses voisins ? Remarque, elle pourrait presque t'être utile. Peut-être qu'elle aurait quelques anecdotes à te confier sur ton charmant maître chanteur. « I’m going to call the cops. » T’as dépassé le stade de l’agacement, l’envie de l’insulter en bonne et due forme. T’as juste envie de te tirer de ce repère de tarés. Mais comme les malheurs arrivent toujours par trois, une goutte de sang s'écrase sur tes baskets blanches et ta main aussitôt portée à ta bouche t'indique que ton nez s'est mis à saigner, traumatisé à retardement. Tu penches la tête en avant, enfouissant ton visage dans ton pull de sport Ralph Lauren. Un crime. « That’s just perfect. » Voix étouffée par le tissu. Tu te demandes à quel moment ta vie est devenue aussi atrocement merdique et honnêtement, t’hésites entre rire et pleurer.


Dernière édition par Jonah Rowe le Lun 11 Jan - 18:55, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: not your day (dani)   Lun 11 Jan - 14:06


Profondément endormi, tu es plongé dans une abysse noire, ta tête entre deux coussins bien moelleux, encore habillé de la soirée d'hier. Il fait froid dans l'appartement, mais le plaid posé sur ton lit et le sommeille alourdi t'empêche de le remarquer. La bouche un entrouverte, tu as l'air d'être en paix. C'est alors que des coups résonnent dans ta tête. C'est lointain, mais suffisamment pour que ton cerveau s'éveille avec non sans difficulté. Tu grognes et te lamentes comme un enfant, t'étirant dans tous les sens sur le matelas. Tu soupires longuement. Putain, c'est qui ? Et les coups deviennent de plus en plus forts et de plus en plus rapides. On dirait que quelqu'un a un problème avec la porte. Peut-être était-ce River qui avait encore oublier ses clés. For fuck's sake, can't you just have your keys on you ? Like everybody else ! Tu as crié la dernière phrase. River fait chier. D'ailleurs, il est quelle heure ? Tu regardes ton réveil qui affiche midi passé. Tu grognes, la tête dans le cul. Tu as l'impression que des poings te tapent le cerveau. Tes yeux sont tout petits et endormis. Quant à tes cheveux, n'en parlons pas. Ils sont ébouriffés d'un côté et aplatis de l'autre. Tu te levas finalement avec brio, un simple t-shirt gris et un pantalon beige sur toi. Tu dois puer l'alcool, mais tu t'en fous. River a l'habitude de te voir comme ça, le reste de tes colocataires aussi. Tu traines des pieds jusqu'à la porte d'entrée de l'appartement. Bizarre, t'entends des voix étouffées. Deux, plus particulièrement. Tu fronces les sourcils. River a peut-être amené de la compagnie, de belles gonzelles, qui sait ? Peut-être devrais-tu te changer avant d'ouvrir. Tu regardes donc dans le judas. Ton coeur s'arrête un moment lorsque tes prunelles se posent sur le dos fortuné du blond. Tu sais qui il est. Surtout, ta mémoire te revient et tu sais pourquoi il est là, à taper sur ta porte. Merde, merde, merde. T'as complètement oublié. Comment ça se peut ? J'veux dire, c'est pas comme si ça fait trois jours que tu lui as envoyé le fameux messages lui disant de venir avec le cash. Ton cœur bat la chamade à la simple idée d'avoir oublier ce rendez-vous très important pour toi. Mais, tout va bien, Jonah est encore là, devant ta porte. Tu l'ouvres grande ouverte et le son des voix te balaye la figure. C'est fort, beaucoup trop fort pour ta tête encore lessivée par l'alcool. The fuck is going on here ? Tu essayes de voir qui est la troisième personne. Ce n'est que la voisine, cette folle, la grande-gueule comme tu aimes l'appeler. Tu lèves les yeux au ciel et t'avances vers elle. What are you doing crazy old woman ? Elle a l'habitude que tu la surnommes ainsi. Elle et toi ne pouviez pas vous voir dans une glace. Onze ans que tu la côtoie, les histoires et les emmerdes avaient fini par vous désigner ennemis. Mais pour toi, Daniel Horan, ce n'est que dû à son sale caractère, rien d'autre. I'm calling the cops you punk. This guy is no good. Tu te retournes vers Jonah puis le sac, le regard complètement blasé. Tu fronces les sourcils lorsque tu remarques ton meilleur client se cacher sous son polo à cent balles. What... ? Tu soupires, n'essayant même pas de comprendre ce qu'il s'est arrivé dans ce couloir, à l'instant. Tu te retournes vers ta voisine. Dans ses mains se tenaient un téléphone. Tu t'avances vivement et lui prends brusquement l'engin. Elle lève la tête, surprise. You don't need to crazy old woman. I know him. I left some clothes at his place and now he's too shy to bring them to me, face to face. He sweety ? Tu lui fais un clin amusé. Tu as sorti l'idée qui t'est venue la première à l'esprit, mais finalement elle n'est pas si mal que ça. Tu est hilare intérieurement, rien qu'en imaginant la tête de Jonah et ses pensées haineuses envers toi. Et puis, il y a l'air choqué qu'a pris la voisine, comprenant tes sous-entendus. En une minute, elle déguerpis et s'enferme chez elle. Here we go. Tu respires un bon coup avant de te retourner vers le frère d'Elsie, la nouvelle victime de tes chantages. Il a amené l'argent comme demandé. Tu ne t'en réjouis pas, mais tu es soulagé. La banque va enfin pouvoir arrêté de te harceler. Mais il y avait toujours Jonah et son pull qui s'imprégnait petit-à-petit d'un rouge sang. Tu t'avances, curieux. You alright ? She hit you or something ? You should have hit her back, she deserves it. Tu acquiesces de la tête tout en prônant la violence sur une personne âgée. Tu as vraiment un problème ou bien tu manies l'ironie au plus grand degrés. Dans tous les cas, il était temps de prendre cet argent le plus vite possible, et peut-être essayer de flirter avec Jonah, chose toute nouvelle pour toi mais que tu aimais bizarrement.

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MessageSujet: Re: not your day (dani)   Lun 11 Jan - 19:27


Le loup sort finalement de sa tanière, visiblement contrarié. Et merde. Toi qui voulais te tirer discrètement, t’as décidément tout foiré. Tu n’essaies même pas de lui expliquer la situation, de toute façon il ne tarde pas à analyser et identifier le problème, qu’il entreprend de régler plutôt violemment là où tu aurais parlementé et charmé. De toute évidence tu n’es pas leur premier sujet de dispute, ce qui ne t’étonne pas vraiment étant donné leurs caractères repoussants. La façon dont il rembarre sa voisine pique à vif ta sensibilité d’avocat, et t’hésites presque à filer ta carte à la vieille en lui conseillant de porter plainte pour agressions verbales avant de te souvenir que t’es là incognito. De toute façon, ce n’est pas comme si elle ne le méritait pas. Mais bien entendu, Horan ne peut s’empêcher de larguer un sous-entendu particulièrement gênant à ton encontre qui génère un malaise immédiat. Quel. Parfait. Connard. Tu te mortifies instantanément, le visage scrupuleusement enfoui dans ta manche. Tellement que tu restes parfaitement immobile le temps que la voisine disparaisse, aussi scandalisée que toi. Tu regrettes aussitôt de ne pas avoir un neuralyser à la Men In Black pour flashouiller la pauvre vieille et lui faire oublier cette rencontre chaotique. Il suffit d’une fois, d’une séquence sur le succès de l’ouverture de la patinoire en plein air et de ta tronche sur le petit écran pour éveiller des souvenirs à cette brave habitante de Seattle. Si elle associe ton visage à son voisin débauché, t’es foutu. Mais tu n'as pas le temps de te torturer davantage les neurones. Le brun s’approche et t’as un mouvement de recul instinctif qui trahit ta méfiance. Il s’enquiert de ton état, comme s’il se préoccupait réellement de savoir si tu vas bien. Probablement élevé par une mère décente, pourvu d’un minimum de politesse. T’aurais encore préféré qu’il ne demande pas. Qu’il aille droit au but. Qu’il arrête de te prendre pour un con. D’autant plus qu’il y met une certaine condescendante qui t’exaspères. Il s’imagine sérieusement que tu viens de te faire péter le nez par une vieille conne de quatre-vingt ans ? Tu n’as pas vraiment envie de savoir où il te place sur son échelle de la virilité, mais ça te démange de lui démontrer que même futur maire, avocat de renom et habituellement impeccable dans tes costumes bien repassés, tu peux toujours lui coller ton poing dans la gueule. Etant donné la situation déjà navrante, ton état déplorable, t’as plus vraiment besoin de faire semblant d’être maître de tes émotions en toutes circonstances. Mais le frapper serait lui accorder trop d’importance, aussi tu te contentes de te baisser pour attraper le sac et de bousculer sèchement son épaule de la tienne en te frayant un chemin dans son appartement. « Like your care. You look like shit, by the way. » C’est l’hôpital qui se fout de la charité. Tu n’attends pas d’invitation, mais il est hors de question que tu procèdes à un échange de paquet suspect devant la vieille probablement scotchée à sa porte, l’œil avide de ragots à partager avec le voisinage. Aussi tu t’avances dans sa tanière comme si tu étais à la maison, te dirigeant mécaniquement vers l’évier. Tu jettes le sachet sur le bar américain, puis tu rinces ton visage. Trop fort, comme si t’allais réussir à te purifier de la honte. Tu constates avec satisfaction que ton nez a terminé sa petite manifestation de mécontentement, relayé par ta pommette qui te fait un mal de chien en plus de te filer une migraine abominable. Tu scrutes alors le réfrigérateur un instant, dubitatif. Tu hais les meubles pour pauvres, ils ne sont jamais comme il le faudrait. Il est où le putain de distributeur à glaçons ? Aussi vif qu’une poule devant un couteau, cela te demande presque trente secondes pour ouvrir la porte du congélateur. Tu te heurtes alors à un monde parallèle, triste monde rempli de surgelés entassés dans le petit espace frigorifié. T’attrapes un paquet de légumes que tu plaques contre ta joue en grognant. « With all the money I give you, you could buy proper vegetables you know … » Tu fais remarquer non sans un certain mépris. Puis tu t’échoues sur une chaise, levant tes yeux vers le locataire des lieux. Sa tignasse désordonnée, ses traits tirés et son air contrarié te laissent penser que tes coups à sa porte l'ont extirpé du sommeil. Et cette simple constatation éveille une fureur qui te fait serrer la mâchoire. Cet enculé n’a quand même pas osé t’oublier ? Pendant que t’angoissais à la simple idée de te confronter à lui, pendant qu’un plouc te piquait ta Cartier et huit cent dollars, monsieur pionçait ? « And don’t say shit like that anymore, she could have recognize me. I don’t want her to get the wrong idea. » Tu pestes, mauvais. Et pourtant vous savez tous les deux qu’il ne s’agirait pas d’une fausse idée, mais bien malheureusement de la vérité. « If it leaks, you little game is over. » Parce que c’est bien ce dont il s’agit, un vulgaire jeu où s’opposent deux adversaires prêts à tout pour triompher. Pour l’instant tu le laisses volontairement gagner du terrain pendant que tu agis dans l’ombre, faire tomber un ou deux de tes pions. Même si tu rechignes à lui céder quelques billets que tu gagnes pourtant par millier. Question de principe. L'argent ne tombe pas du ciel - il doit être gagné ici sur terre. Mais la défaite ? Tu ne connais pas le sens de ce mot. Et s’il continue comme ça il pourrait bien te faciliter la tâche et avorter sa petite affaire bien rentable. Tu perdrais c'est vrai, mais lui aussi.
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