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 gonna take her for a ride (roos)

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MessageSujet: gonna take her for a ride (roos)   Lun 4 Jan - 21:02


(If I talk real slowly,
if I try real hard to make my point dear,
that you have my heart, here I go,
I'll tell you what you already know.)



Il souffle, fort, dans son sifflet. Bordel, depuis qu'il l'avait autour du cou et qu'on l'appelait Coach O'Donnell, il prenait un malin plaisir de siffler, pour tout et n'importe quoi. Pour commencer le cours, pour faire disperser les monstres, pour siffler une faute, juste comme ça, parce que dieu que c'est jouissif. Il sentait qu'il avait un certain pouvoir, rien qu'avec ce sifflet, il allait devoir se contenir pour ne pas en abuser. Il souffle, à nouveau, pour rameuter la troupe. « Bon. Bah, okay. Vous avez compris le principe, vous savez courir, c'est déjà bien. » Il avait encore des progrès à faire dans ce qui est pédogogie, par contre. Mais siffler il sait faire. Et comme il se sent rougir devant les sophomores qui n'ont pas sourit à son sarcasme, il siffle à nouveau, ça le détends. « La semaine prochaine on remet ça » dit-il en claquant des doigts pour se donner un air cool, et les gamins se tirent vers les vestiaires. « J'étais comment, coach ? ». Lydia. Une vraie tique. « Comme une antilope, file » dit-il. Il aurait aimé siffler un nouveau coup, pour la faire redescendre de ses nuages, mais le machin glisse entre ses doigts et il se ridiculise. Elle a pas l'air d'avoir remarqué, elle lui sourit et file vers les vestiaires. Elle gobait les mouches depuis qu'elle avait vu son nouveau prof de sport, la pauvre, elle avait reconnu Hunter O'Donnell l'ancien pitcheur des Mariniers et avait manqué la crise d'épilepsie. Les mains dans les poches de son jogging, il se rend dans son bureau, attenant aux vestiaires, et qui donne, sur l'autre côté, sur un des couloirs du lycée.

Il aime son nouveau boulot. Venir bosser en sweat-shirt, dans un pantalon de jogging, c'était le pied total. Avoir son propre bureau, c'était le pied total. Mais le mieux, c'était voir Roos, genre tous les jours de la semaine. Il lui arrivait de jeter un coup d’œil par la porte, pour la voir en pleine action, plongée dans sa dramaturgie et sa passion pour Shakespeare. Il lui arrivait de la suivre, dans les couloirs, juste pour l'observer, il se faisait flipper, à jouer le stalker, mais ces derniers temps, il trouvait ça beaucoup plus facile que de lui parler. Il soupire, penser à Roos ça lui donnait terriblement envie de siffler dans son sifflet. Il attrape son emploi du temps, free period avant le déjeuner, parfait. Il attrape celui de Roos, qu'il avait réussi à se procurer en charmant la secrétaire en charge des emplois du temps. Free period. Il sort du bureau en trombe, après avoir pris soin de cacher le planning de Roos sous le calendrier des différentes rencontres de l'équipe de basket-ball, qu'il coachait.

Il arrive au bout du couloir, là où Roos avait son dernier cours. Il avance entre les élèves, jouant mécaniquement avec son sifflet, tirant sur le collier autour de son cou. Il colle son dos contre un des casiers, près de la porte de salle de théâtre, après avoir vérifié qu'elle se trouvait bien à l'intérieur. Il se détestait, depuis quelques semaines, d'être si impuissant devant elle. Il lui avait fallu plusieurs jours pour comprendre ce qui se passait, et quand il a compris, il s'est dit que c'était pas possible. Que c'était juste une confusion, il l'aime, bien sûr, il l'aime tellement, mais d'amitié. C'est comme Cole. Cole, c'est son mec, sans le sexe et la salive. Roos, c'est sa meuf, sans le sexe et la salive. Mais bordel, maintenant qu'elle est libre comme l'air, il avait envie de goûter à sa salive, il avait tout simplement envie d'elle. Voilà c'est tout. C'est juste une pulsion sexuelle. C'est commun entre ami.
Hunter, il est motivé par ses pensées anti-orthodoxes, vu son sourire béat. Motivé, il se redresse et rentre dans la salle, pour percuter Roos de plein fouet. Par hasard. « Okay, regarde où tu marches, Roos » dit-il de son habituel air sarcastique, mais il lui sourit tellement fort que son sarcasme n'a rien de subtil. Il lui tend une main, elle en est tombée le cul par terre.

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MessageSujet: Re: gonna take her for a ride (roos)   Lun 4 Jan - 23:08



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I'll sing a song, that'd be just ours,
but I sang 'em all to another heart
I wanna cry, I wanna learn to love,
but all my tears have been used up.



Plus que sept minutes et vingt-quatre secondes. Le regard de Roos oscille entre les aiguilles de l'horloge et la scène que deux de ses élèves sont entrain de jouer – ou bien de massacrer, tout dépend de votre connaissance en dramaturgie et de votre bonté. Ils essayent, c'est déjà ça, se dit Roos. Heureusement pour elle, sa classe de junior n'est pas composée que d'éléments aussi doués. Ou d'opportunistes, seulement présents pour obtenir quelques points en plus. Certains, ont un véritable potentiel pour l'art dramatique, dont ils n'ont souvent, même pas idée. Et il est bien souvent difficile pour la jeune femme de le faire comprendre. Elle aussi, avait été à leur place, il n'y a pas si longtemps de cela. Roos s'en souvient même très bien. Elle avait rit au nez de son professeur, lui annonçant une longue et prodigieuse carrière sur les planches des théâtres les célèbres. Il y a beaucoup de choses, qu'on a réussi à lui faire croire, en effet. Mais briller en tant qu'actrice accomplie, aussi étrange cela puisse-t-il paraître, jamais.  Elle s'y voit encore, Roos. Seize ans à peine, dans cette salle-même, à réciter le célèbre monologue d'Hamlet, scotchant véritablement la petite assemblée. Inutile de mentir, elle avait bien apprécié, ce moment de silence, suivi de près par de longs applaudissements. Elle était partie le raconter à Cole et Hunter. Et à James, aussi, du quel elle se rapprochait grandement. Roos déglutit. Bordel, même ici, il arriverait à revenir. Là, dans ses pensées. Elle tente de balayer ces dernières pensées, en vain. Alors, elle se concentre sur Adam et Ben, qui n'avaient visiblement pas appris leur texte. Soudain, la sonnerie vient mettre le fin au massacre et au calvaire des deux adolescents. « Bon, les garçons, je vais pas vous mentir, c'était pas brillant.. Va falloir qu'on retravaille tout cela la semaine prochaine. Et les autres, n'oubliez pas de rapporter vos exemplaires, sinon Mrs Jenkins va encore vouloir m'étriper ! » Mrs Jenkins, ou le dinosaure de cette école. Bibliothécaire depuis un nombre incertain d'années et notamment lorsque Roos était élève, ce fut avec la plus grande des surprises que celle-ci se retrouva face à elle, lors de sa première semaine en tant qu'enseignante. Elle aussi, ne s'y attendait pas. Mais contrairement à la jeune femme, cette vielle peau n'avait pas décidé de faire table rase du passé et avait décidé de faire payer à Roos tous les désagréments qu'elle avait pu causer en heure de permanence aux côtés de Cole et Hunter.

Tiens, Hunter. Il serait peut-être tant de le rappeler. Oui, effectivement. Mais étrangement, quelque chose l'en empêche. Voilà une situation bien stupide, surtout lorsque l'on sait que les deux amis sont à présent collègues. Pire encore, la classe où Roos se trouve actuellement est à deux mètres du bureau d'Hunter. Il pourrait y être, là, maintenant. Elle pourrait simplement aller le voir. Faire comme d'habitude. Mais justement, elle n'y arrive pas. Le problème, c'est qu'elle ne sait pas pourquoi. Alors, usant de sa technique favorite pour régler ses petits soucis, Roos ignore. Un autre de ses talents. Faire comme si. Comme si rien n'était. Sauf qu'à force, c'est pesant. Surtout, que ce n'était pas si rien ne se passait, dans sa vie. Elle venait de se faire larguer. Adieu mariage, adieu vie à deux, adieu amour, adieu souvenirs. Elle n'avait plus rien, si ce n'est ses bouteilles de vodka partagées avec Elsie, les Boleyn et Hunter. Oui, Hunter, encore et toujours. Lui aussi, il devrait arrêter de la poursuivre, au travers de ses pensées. Roos ramasse rapidement ses affaires, dégaine ses clés et ferme la porte de la classe. Enfin, la liberté. Les cours sont finis, du moins, pour aujourd'hui. L'avantage d'être professeur de théâtre et non de français ou de mathématiques, c'est qu'elle n'a rien à corriger. Jamais. Roos dégaine son portable. Oui, il faudrait le rappeler. Alors, elle tapote son numéro, qu'elle connait par coeur, dans n'importe quel sens. C'est drôle, de se dire qu'elle ne se rappelle même pas du sien. Elle s'apprête à appuyer sur le petit icône vert, celui pour lancer un appel. Et puis, boum.

Elle comprend pas trop dans quoi elle s'est cognée. Quand on parle du loup, on en voit le queue, pourrait-on dire. Ou plutôt, son sourire de bêta. Voilà Hunter, qui lui tend la main, alors qu'elle tente maladroitement de se tirer de cette position peu confortable. « Okay, regarde où tu marches, Roos » C'est fort qu'elle. Elle se doit de sourire, à son tour. « Je crois que tu t'es trompé, le gymnase, c'est de l'autre côté. » Bien que surprise voir désemparée, elle ne se laisse pas faire, Roos. Oh non. « À moins que tu n'attendes quelqu'un ? » T'es con, Roos, t'es vraiment con. Ferme un peu ta bouche, ça te fera des vacances, qu'elle se dit. Son smartphone vibre dans sa main et le simple de fait de voir apparaître le prénom de James assombrit son visage. Décidément.
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MessageSujet: Re: gonna take her for a ride (roos)   Mar 5 Jan - 20:11


(i told you if you called i would come runnin',
across the highs, the lows and the in-betweens,
you and me we've got two minds that think as one
and our hearts march to the same beat)




Hunter il chavire, il déraille, il se crashe. Quand Roos lui sourit comme ça il entre dans cet état second où il la regarde comme avec une admiration difficile à dissimuler et ce sourire béat. Il a l'air d'un débile à l’œil vide, d'un engourdi grimaçant. Mais il sourit, vraiment, de l'intérieur de l'extérieur de partout, tellement fort qu'il en a un point dans la poitrine et que sa bouche semble paralysée. « Bordel ouais, je cherchais le gymnase, j'me suis dit que j'allais tenter de le trouver avec mon odorat, qu'j'avais qu'à me laisser guider par les odeurs fortes, et bim, je tombe sur toi » répond-t-il, en fronçant les sourcils tellement fort pour se donner un air sérieux dans son explication qu'il donne l'impression d'avoir une taroupe avec ses deux bushys eyebrows. Il lâche la pression, pousse un petit rire, se déride le front et la regarde avec deux yeux amusés, fier de sa petite blague. « Non, non, je te cherchais bien toi » avoue-t-il en levant les yeux aux ciels, avant de l'observer d'un air perplexe en voyant son sourire s'éteindre et muter en un rictus triste. « Oh oh, tu souriais contente et tu souries triste là, c'est qui ? » dit-il en jetant un coup d’œil sur le portable de Roos, essayant de satisfaire sa curiosité. Ou ce sentiment de mal-être qui venait de le submerger. Il n'aime pas les sourires tristes. « C'est qui ? » insiste-t-il, en n'arrivant pas à voir qui appelle sa Roos, et en la regardant à nouveau il se dit que c'était peut-être l'autre. Sa main le démange. Grave. Il a envie de lui prendre son téléphone et de savoir, même s'il pense savoir. Ça le tue, alors il frappe. Un geste simple et précis, rapide et imparable. Il lui attrape le téléphone et regarde le prénom. Merde.

Il aurait aimé voir le prénom d'Ana, ou de Cole, son boyfriend, mais c'est bien James, et il se trouve con, Hunter, parce que pendant quelques secondes, il ne sait pas quoi faire. « C'est James », dit-il d'un air totalement détaché, comme il aurait pu dire c'est  ta grande tante. Le con. Il lui repose le téléphone dans les mains, et sourit. « T'as plus cours, tu veux boire un café ? Et déjeuner avec moi après ? C'est excitant, je sais » en lui montrant ses belles dents. Il n'avait rien de mieux à lui proposer, à part aller faire une partie de basket-ball. Oh bordel super idée. « Viens on fait un basket ? On a le gymnase pour nous » dit-il, excité, et il lui attrape un bras pour lui faire comprendre qu'il n'y a pas à débattre bien longtemps, c'était déjà décidé. Ça lui permettrait de se détendre, et à elle de se défouler.



Dernière édition par Hunter O'Donnell le Mer 6 Jan - 20:41, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: gonna take her for a ride (roos)   Mar 5 Jan - 23:08



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but I sang 'em all to another heart
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« Oh oh, tu souriais contente et tu souries triste là, c'est qui ? » Les mots d'Hunter ne la font même pas réagir. Ni même sa provocation, tout juste lancée, qui en temps normal, aurait valu au jeune homme un regard (faussement) noir et une réponse digne de cette répartie qui fait si bien la célébrité de son amie. Pourtant, entre eux deux, ne vient que le silence. Roos reste là, plantée, le cellulaire entre ses mains. « C'est qui ? » Oh, trois fois rien. Simplement l'idiot qui a cru bon de l'avertir de sa véritable orientation sexuelle, quelques semaines seulement avant leur passage devant Monsieur le Maire. Pas un mot ne dépasse les lèvres de la jeune femme. Figée dans un mutisme presque inquiétant, elle ne résiste pas, lorsque Hunter ose s'emparer de l'objet tant redouté.  « C'est James. » souffle-t-il. Enfin, elle percute, récupère son bien. Enfin, elle ose répondre. « Merci, je sais lire. » Son ton est loin d'être agréable et elle regrette aussitôt ses dires. Mais il est trop tard, pour se rattraper. Finalement, c'était mieux, quand elle n'arrivait pas à parler. Au moins, sa bêtise restait enfermée. « Excuse-moi, Hunter. Je voulais pas dire ça. » Un sourire sera sa réponse. Bordel. Heureusement qu'il est là. Voilà qu'il lui propose un café, autour d'un bon repas. À vrai dire, tout ce dont Roos rêverait, c'est d'un bon verre de vodka et une part de pizza. Cependant, l'heure du goûter n'ayant même pas sonné, il faudra attendre. « Viens on fait un basket ? On a le gymnase pour nous » On dirait un gamin, Hunter, avec son sourire, son ton enjoué. Après tout, il parle de sport, tout ce qu'il a toujours aimé. Roos n'avait jamais compris son engouement pour cette activité, qui rimait avec jogging sale et transpiration et trimestre raté. Oui, Roos n'était pas la meilleure en cours. Excepté en baseball. Là, impossible de la vaincre. Merci à son coach particulier. « Pour nous ? C'est trop d'honneur... Mais si on se fait chopper, c'est toi qui explique. » Comme si ils étaient encore des gamins, élèves de ce lycée. Il est vrai que ce temps n'est pas si loin, après tout. Dieu qu'elle aimerait y revenir, Roos. Rien que quelques jours. Tout semblait si simple avant. Hunter voulait jouer au basket donc. Roos n'était pas la plus fortiche mais l'idée de frapper de toutes ses forces dans un ballon lui plaisait bien. De toute façon, ce n'est pas comme si elle avait le choix. Voilà qu'Hunter l'attrape par le bras et voilà qu'il l'emmène, au travers des couloirs, jusqu'à ce fameux gymnase, étrangement empli de souvenirs. Alors qu'ils s'avancent sur le terrain, une mélodie s'élève, depuis une poche de la jeune femme. Son portable, encore. James, toujours. « Tiens, prend-le, garde-le, cache-le, même. J'en ai marre et j'ai pas envie de lui répondre, pas maintenant. » Si seulement elle pouvait faire pareil, avec ses souvenirs. Les donner à quelqu'un, pour que celui-ci les préserve ou les détruise. À sa guise. « Bon, qu'est-ce qu'on fait, Coach ? » Le ton de sa voix se fait soudainement, bien plus enjoué. Il fallait bien qu'elle relativise. Hunter est là. Elle est là. Si on ôte le smartphone de l'équation, tout va bien. Le regard de Roos balaie l'espace. Non loin d'elle, traînent les ballons. Elle s'en approche, tandis qu'Hunter est occupé à chercher quelque chose et en attrape un, qu'elle lance aussitôt dans la direction du jeune homme. « Réflexe ! » Le ballon vole, voit sa course s'arrêter lorsqu'il heurte quelque peu le ventre du jeune professeur. « Oups. Désolée. » Ou pas. « Faut revoir vos réflexes, monsieur le prof de sport.. » Elle est drôle, Roos. Si si, je vous jure.
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MessageSujet: Re: gonna take her for a ride (roos)   Mer 6 Jan - 21:28


(i told you if you called i would come runnin',
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« Oups. Désolée. Faut revoir vos réflexes, monsieur le prof de sport... » Il a envie de lui courir après. De la choper par la taille et de l'attirer au sol avec lui. De la chatouiller. De l'embrasser partout. Mais il se contente de rire, un peu gêné quand même d'avoir été berné de la sorte. Mais il va se venger. Il a tellement d'idée sur la façon de faire. Il la regarde, admiratif, il se dit que si elle pense à autre chose que James à ce moment précis, alors il aura réussi. Il voulait la voir sourire. La voir s'amuser. La voir oublier. Il veut sa Roos heureuse et gaie, comme il la connaît. Il la veut rayonnante et joyeuse. Il reste à la regarder, juste quelques secondes, parce que les émotions que le parcourent quand il l'examine de cette façon, ça l'enivre, et il s'en lasse pas. Il ne sait pas vraiment ce qui se passe. Depuis quelques jours, en fait, depuis quelques jours il est perdu. Depuis plus longtemps, peut-être, depuis James, depuis que ce con s'est incrusté dans leur vie, depuis qu'il a pris sa place à côté de Roos. C'est depuis ce moment, quand il la perdait et qu'il la voyait amoureuse que ce putain de déclic s'est produit. Il est perdu, mais il s'est ce qu'il veut. Roos. Il la veut. Mais ça lui paraît tellement compliqué. « Je vais te botter le cul, Roos, je vais te botter le cul » dit-il. Clin d’œil, ravageur, Hunter s'est un maître dans l'art de cligner de l’œil, il en fait fondre des dizaines à la suite comme ça. Il se retourne, et ferme les yeux, chasse de sa tête l'image qu'il a de lui en train de botter vraiment les fesses de Roos et avance vers la balle qui avait rebondi derrière lui. Le portable de Roos vibre alors dans sa poche, et avec la balle sous le bras, il attrape le téléphone de son amie et regarde le destinataire. Son visage éclate, un sourire, des juxtaposition d'étoiles dans les yeux. « C'est Cole ! » lui dit-il en se retournant, comme un gamin, heureux. Il lui avait parlé ce matin, mais c'était toujours le même effet. « Coucou bébé c'est Hunt ». Il montre ses dents à Roos, content de sa réplique. « Je peux pas te parler, je suis en train de jouer avec ta sœur ». Il joue des sourcils. « Elle vient juste de me couper le souffle, je t'explique pas. Je vais lui mettre la fessée, je t'appelle plus tard », dit-il de sa voix sérieuse qui tranche avec son excitation. Il raccroche, va poser le téléphone sur la première marche des gradins. Il pose le ballon à côté et se tourne vers Roos. « J'aime ton frère, tu le sais ? » dit-il alors qu'il enlève son sweat-shirt et son t-shirt d'un seul geste, dévoilant son corps pas dégueulasse du tout. Il pose le tout à côté du téléphone de Roos, pose aussi très délicatement son sifflet chéri et reprend le ballon. Il est prêt. Il s'avance de Roos en faisant quelques dribbles, histoire de lui montrer comment il manie bien la chose et s'arrête à quelques mètres d'elle. Il n'a pas envie de lui parler de James, même s'il veut avoir cette conversation. Il la regarde. Non, il n'a pas envie de parler de James, pas maintenant, il veut qu'elle garde ce sourire, même s'il cache les larmes qu'elle a versé les jours d'avant et celles qu'elle versera peut-être les jours d'après. « Bon tu connais le principe ? » commence-t-il, comme s'il parlait à une complète novice, « t'as la balle, tu la mets dans le panier, moi je t'en empêche, on ne ceinture pas le partenaire … » il prolonge le mot partenaire dans sa bouche, hausse les sourcils. « En fait y'a pas de contact physique autorisé » dit-il en se rappelant la règle exacte, et en la trouvant soudainement très très conne, « mais tu sais quoi ? On s'en fout des règles, ton but, c'est le panier, l'obstacle, c'est moi, et à tour de rôle ». Il lui lance la balle, sans chercher à tester ses réflexes, il n'a pas envie de faire mal à sa petite perle. Il claque ses pectoraux avec les paumes de ses mains, comme King Kong qui va cueillir Ann Darrow pour l'amener dans les nuages. Il lui fait signe de venir, de se mesure à lui, il est prêt à défendre et à enfreindre quelques règles.


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MessageSujet: Re: gonna take her for a ride (roos)   Mer 6 Jan - 23:10

[quote="Roos Boleyn"]


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Bon, concentration. Roos a récupéré un autre des ballons et tente de dribbler, du mieux qu'elle peut. Ça la surprend mais bordel, faut croire qu'elle n'a jamais été si nulle que cela. Ou alors, c'est parce qu'elle s'entraîne dans son coin, tranquillement. Elle ne fait pas encore face à ce géant d'un mètre quatre-vingt-cinq, chose qui l'empêchera, à coup sûr, de marquer ne serait-ce qu'un seul panier. « Je vais te botter le cul, Roos, je vais te botter le cul. » Il a pas tort mais ça, il est pas forcé de le savoir. Roos se contente de se retourner et de lui décocher un haussement de sourcils. « Mon dieu, je tremble. » Elle tire la langue, tandis que le visage d'Hunter change subitement d'expression. Inquiète, Roos le voit sortir son cellulaire. « C'est Cole ! » Ah, quel idiot. Roos a bien envie de lui lancer un deuxième ballon, en pleine face cette fois-ci mais elle ne le fait pas, trop amusée par la conversation se déroulant entre les deux hommes de sa vie. « Elle vient juste de me couper le souffle, je t'explique pas. Je vais lui mettre la fessée, je t'appelle plus tard » Roos prend un air faussement indignée. Lui donner la fessée, à elle ? Hunter peut toujours courir. « Dans tes rêves, mon chou. » Voilà qu'il pose le ballon et se plante à ses côtés. Très bien. Il lui fait part de ses sentiments à l'égard de Cole. Comme d'habitude. Et puis, il enlève son haut, comme ça. Pouf, plus de sweat-shirt. Du muscles, partout. Roos est surprise, étrangement gênée. Pourtant, Hunter, elle l'a vu des milliers de fois ainsi et même, dans son plus simple appareil – par accident, certes. Mais jamais, il ne lui avait fait un effet pareil. Houston, on a un léger problème. Neutre, Roos, faut rester neutre, qu'elle se dit. Elle est actrice, après. Jouer un rôle, ne rien laisser transparaître. C'est son domaine. Elle gère. Enfin, normalement. « Bon tu connais le principe ? » Après que son regard est gentiment glissé sur le torse du brun, il lui faut une petite seconde de trop pour que les informations arrivent à son cerveau. « T'as la balle, tu la mets dans le panier, moi je t'en empêche, on ne ceinture pas le partenaire … » Jargon de sportif, Roos lève les yeux au ciel, les bras croisés sur sa poitrine. « Tu sais, je suis pas débile, j'avais compris. » Voilà qu'il lui parle de contact physique. Ah bon, c'est interdit. Dommage. Roos s'arrête un instant. Heureusement que ceci est resté dans son esprit. « Mais tu sais quoi ? On s'en fout des règles, ton but, c'est le panier, l'obstacle, c'est moi, et à tour de rôle » Elle hoche la tête, preuve qu'elle a tout compris et ôte à son tour son pull, pour se retrouver en débardeur pour enfin attacher ses cheveux bruns en une rapide queue de cheval. Ainsi, son champ de vision comme sa nuque sont dégagés. Elle a chaud, Roos, mais faut pas se blairer, c'est forcément à cause du chauffage. Un bruit de claquement se fait entendre, voilà qu'Hunter se prend pour un singe, avant de lui faire signe de venir. Roos, elle, cherche plus à imiter l'antilope, lorsqu'elle commence à courir sans prévenir son adversaire. Elle doit trouver une solution, pour contourner ce grand dadet faisant trois fois sa taille. Bah oui, du haut de son mètre cinquante-cinq, elle est plutôt mal barrée. Elle pourrait foncer tête baissée, simplement mais il ne serait pas difficile pour Hunter de la contrer en un simple mouvement de bras. Alors, elle opte pour une autre option, celle de la diversion. « Hé, t'es couillon n'empêche parce qu'en te frappant, tu t'es fait une énorme marque. » Elle pointe les pectoraux du jeune homme, qui suit immédiatement son doigt du regard. Et hop, une seconde d'inattention et la naine marque son premier panier. Le seul, sûrement pour le reste de la partie. Lâchant un cri de joie, elle court à travers le gymnase, imitant les grands joueurs lorsqu'ils en font tout autant qu'elle, à savoir lancer un ballon dans un anneau. Que d'exploit, dit donc. « Tu peux m'applaudir, tu sais. » Elle fait la révérence, Roos, consciente de peut-être trop la ramener. Surtout que c'est à Hunter de jouer et là, elle risque de très certainement prendre morfler.
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MessageSujet: Re: gonna take her for a ride (roos)   Jeu 7 Jan - 9:37


(i told you if you called i would come runnin',
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Il l’attend, camper sur ses positions, prêt à la ceinturer, à l’entourer par la taille, à la lever du sol et à l’embrasser, comme dans les films, puis à la faire glisser doucement le long de son torse jusqu’à la reposer par terre, et finir tout ça dans son bureau. Badigeonner son corps de marmelade. Commettre deux ou trois autres félonies. Il sent son esprit divaguer, ce qui est une parfaite opportunité pour Roos. « Hé, t’es couillon n’empêche parce qu’en te frappant, tu t’es fait une énorme marque. » Bah, il regarde, Hunter, parce que c’est le genre de choses qui peut lui arriver, et quand il comprend que Juliette a berné Roméo, il est trop tard. Elle est déjà en train de faire un tour de piste, criant de joie, se moquant sûrement du cérémonial des joueurs qui aiment s’auto-congratuler. Hunter lâche un éclat de rire, parce que Roos est trop mignonne, et parce qu’il est quand même un peu gêné d’avoir été dupé aussi facilement. Il la suit du regard, penche légèrement la tête en croisant ses bras, et pense à Cole. Il va devoir lui dire, à Cole, qu’il en pince pour sa sœur. Que ses pensées ne sont plus qu’une juxtaposition d’images coquines où lui et Roos entrent en action. Cole allait le forcer à vivre le reste de sa vie en autarcie ou de choisir une carrière cléricale. Mais il s’en fiche, Hunt, et il doit lui parler, il doit se confier rapidement au risque de devenir fou. Parce qu’elle le rend fou, Roos, et la pauvre n’a aucune idée de la chance qu’elle a, parce qu’il a envie de l’adultnapper, sur le champ, et de l’honorer pendant toute une semaine. « Tu peux m’applaudir, tu sais. » Il reste de marbre, extérieurement. Intérieurement, il a l’impression d’être comme ces cons de lynx (les papillons de nuit, les phalènes ocellées si vous préférez), comme ces cons de papillons de nuit qui s’épuisent sur les réverbères. Il s’épuiserait bien aussi, Hunt. Il pourrait l’observer des heures, comme un lynx (le félin cette fois), invisible comme un spectre dans les branches d’un arbre, prêt à bondir sur sa proie. ‘J’en parle à Cole, ce soir’, pense-t-il. Il reste de marbre, bras croisés. « T’as fait une faute, en fait, t’as fait plus de deux pas sans dribbler, mais je t’accorde le point parce que t’es une brave fille », lâche-t-il en faisant le faux mauvais joueur, il n’avait pas eu le temps de déceler une quelconque faute, et même s’il avait été totalement attentif, ses yeux de lynx auraient été trop occupées à lécher les formes du corps de Roos. Il lui lance un clin d’œil en tournant les talons pour aller récupérer la balle et se met en position. C’est lui à l’attaque, maintenant. Elle en défense. Il sourit, comme quand il a une idée derrière la tête et dribble sur place pendant quelques secondes. « T’es prête ? » commence-t-il, en lui lançant un regard de braise, « oh et je la joue fair-play, moi, pas de petite ruse à deux balles pour essayer de mettre un point. » Il s’en fout, en fait, de mettre un point. Il veut s’amuser, l’amuser, lui faire un peu oublier. Il s’avance près d’elle, dribblant. Avant qu’elle puisse comprendre ce qu’il se passe, il fond sur elle, l’attrape par la taille, la soulève sur son épaule, tenant le ballon sous son bras libre. Il ferait bien du tam-tam sur la paire de petites fesses qu’il a en visu, mais il se contente de tourner sur lui-même, très vite, très vite, tout en lâchant un petit rire maléfique. Fair-play, il a dit ? Quand il a assez tourné, il la repose et se retourne pour faire face au panier. Il s’est débarrassé de la défense. Il veut pour marquer. Il lève les yeux vers le panier. Les paniers ? Et merde. Il tire, tourne, et se retrouve le cul par terre, éclatant de rire alors que le sol bouge encore. « Mauvaise idée » dit-il en se retournant vers Roos.

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MessageSujet: Re: gonna take her for a ride (roos)   Jeu 7 Jan - 23:07



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I wanna cry, I wanna learn to love,
but all my tears have been used up.



Une faute, quelle faute ? Roos joue les indignées, une moue faussement contrariée peignant alors ses traits. Pourtant, elle se doute bien qu'Hunter a raison. C'est lui, le professeur de sport, après tout. « Toi, t'as fait l'erreur de venir me défier. » Dans la bouche d'un minimoy comme elle, c'est terriblement risible mais elle prononce ces mots avec tant d'assurance, qu'ils en deviennent presque crédibles. Elle le défie du regard, Hunter, imitant quelques secondes après un semblant de hakka, pourtant consciente qu'il s'agit d'une partie de basket et non de rugby. « Mouais, j'y crois presque à ton mensonge. » Une réplique de merde, elle le sait bien mais ça la fait sourire, malgré elle. Hunter commence à dribbler et la jeune femme prend aussitôt un air sérieux. Ok, concentration, Roos. Elle n'a pas même le temps de réfléchir que là voilà en l'air, portée sans aucune difficulté par Hunter. « Huuuunter, lâche-mooooi ! » Un éclat de rire s'échappe de ses lèvres tandis qu'il l'a fait tournée, tournée, tournée. On dirait des gosses, ces deux-là. Des gosses, comme avant. Roos a l'impression d'avoir dix ans. Et bordel, ce sentiment, que c'était bon. O'Donnell finit par la reposer, dans l'espoir de marquer à son tour. Il se prépare, tire et rate, n'arrivant plus à tenir debout. La scène est comique, on le croirait bourré, alors qu'il n'a pas bu une goutte d'alcool. Mauvaise idée, qu'il lui dit, alors qu'il est encore allongé par terre. Celle qu'elle a en tête, semble, pour sa part, plutôt bonne. Elle s'approche de lui, son pouce et son index formant un L, synonyme de loser et se jette sur lui. Arme de destruction massive numéro une; les guillis. Et ça, Roos ne le savait que trop bien. À moitié sur Hunter, Roos lui assène le plus terrible des traitements, toujours aussi amusée. Son rire se perd, tandis qu'Hunter, enfin, vient à se défendre. Et puis, elle glisse, se retrouvant un peu trop près de son visage. « Oups. », qu'elle murmure, reprenant son souffle. Son regard s'attarde sur les lèvres du jeune homme. Mais qu'est-ce que tu fous, Roos ? La jeune femme se reprend et s'allonge aux côtés de son ami. « J'ai une condition de physique de ouf dit donc, ça fait dix minutes qu'on court et j'ai l'impression de pas avoir bu pendant deux jours. » Ceci n'était absolument pas une sollicitation pour aller boire quelque chose. Quelque part.
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MessageSujet: Re: gonna take her for a ride (roos)   Ven 8 Jan - 23:19


(i told you if you called i would come runnin',
across the highs, the lows and the in-betweens,
you and me we've got two minds that think as one
and our hearts march to the same beat)



Il meurt. A petit feu.
Elle n'a aucune idée de ce qu'elle lui fait. Son cœur, lui, a complètement perdu la tête ; il a arrêté d'essayer d'en contrôler les battements. Il est affolé, emballé, et Hunt il pleure de rire sous les doigts de Roos, et il se rebiffe, avant de se figer. Son visage est à un cil du sien, et pendant une fraction de secondes, il voit dans ses yeux quelque chose de réconfortant. Peut-être. Oui peut-être qu'elle est chamboulée, elle aussi. Bien sûr qu'elle l'est. Il se mort l'intérieur de la joue, comme quand il pense trop. James, ce con, c'est lui qui la chamboule. Cette lueur, dans ses yeux, c'est rien. Ou de la gêne. Elle a peut-être vu la propre lueur dans ses yeux, ces étincelles. Il bouge, mais elle est plus rapide, et il est souffle aussi. Elle s'allonge, à côté de lui. « Cole n'aurait pas tenu cinq minutes », qu'il dit, souriant. Pas pour la réconforter, mais simplement pour évoquer Cole. Penser à lui le calme, même si le petit mec allait sûrement essayer de le dépecer. Il est fatigué, bizarrement, Hunter, et son épaule commence à lui dire stop. Il passe le doigt sur sa cicatrice, qui se dessine du haut de l'épaule et forme un arc de cercle, jusqu'à la clavicule. Il se tourne pour la regarder et trouve son regard. Il se pare de son sourire, sa carapace, sa défense à toute épreuve. « La toupie là, c'était peut-être pas la meilleure idée que j'ai eu », dit-il, avant d'enchaîner. Il n'avait pas envie qu'elle pense qu'il était en train de se plaindre. « C'est cool. Que tu sois ici, avec moi » dit-il en redressant la tête pour fixer le plafond du gymnase. Hunter, c'est un gamin. Qui s'amuse, qui blague, qui déverse son sarcasme, qui sourit, qui amuse. Mais il a ces moments, où il se pose, où sa voix prend ce ton sincère, sérieux. Il ne se confie pas souvent, et fait toujours attention à ce qu'il dévoile lorsqu'il le fait. « Travailler avec toi, je veux dire. Te voir tous les jours. Tu crois que j'aurai pu être plus chanceux que ça ? ». Un cou de coude, délicat sur son bras, et une grimace, pour ne pas se donner l'air trop sérieux. Mais il l'est. Il n'aurait pas pu rêver de mieux. C'est qu'il voulait, Hunter, jusqu'à la fin de sa vie. Être entouré de sa famille et de ses amis. Il ne se lassait jamais de les voir et travailler avec l'un d'eux le remplissait de plaisir. Travailler avec Roos, la voir quotidiennement était plus particulier. La voir était devenue une obligation. Même l'apercevoir furtivement. Depuis qu'elle avait brisé ses fiançailles, il voulait saisir sa chance. Rattraper le temps perdu. Il ne l'a dit à personne, mais ne plus la voir aussi souvent, ne plus recevoir autant de messages d'elle, ce vide que James avait créé, ça l'avait tué. C'était quand il avait réalisé cela qu'il avait compris. Il écoute Roos retrouver progressivement sa respiration. Il soupire, il en a dit assez. Il tourne sur lui même pour passer sur Roos, de telle sorte qu'il l'écrase de tout son poids tout en souriant bêtement, fier de sa bêtise. Il se relève, trottine jusqu'à la balle, qu'il ramasse, avant de la lancer dans le panier. « Égalité, end of the game  » dit-il en tirant la langue. Il ne pouvait pas laisser Roos gagner. Il range le ballon, et trottine à nouveau, en direction des gradins, tout en jetant un coup d'oeil à Roos. Il attrape ses vêtements qu'il renfile, son sifflet qu'il remet autour de son cou, et avance vers son amie pour lui tendre la main et l'aider à se relever.
Une fois sur ses deux pieds, il lâche sa main, se gratte la nuque. Elle est là, elle sourit, mais si tout ça c'est faux. Il n'a pas envie de lui dire ça. Il n'a pas envie d'être sérieux. Mais il la regarde, en baissant la tête, la surplombant. Elle est si belle et si précieuse. Il a besoin de savoir. « Comment tu te sens ? Je veux dire. Vraiment. » Il a compris autre chose, Hunt, c'est qu'il a du mal à être aussi léger quand elle n'est pas bien. Qu'il ne peut pas être bien, tout simplement, si elle ne l'était pas. Il se mort la joue, encore ; peut-être qu'il aurait dû faire durer la partie, juste un tout petit peu.
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MessageSujet: Re: gonna take her for a ride (roos)   Lun 11 Jan - 21:45



~

I'll sing a song, that'd be just ours,
but I sang 'em all to another heart
I wanna cry, I wanna learn to love,
but all my tears have been used up.



Elle a cette boule, au ventre, Roos. Un truc étrange. Elle ne comprend pas ce que ça fait là. La dernière fois que cela lui était arrivée... Elle préférerait ne pas s'en rappeler. C'est bizarre, qu'elle se dit, Roos. Vraiment bizarre. Manquerait plus que ses mains se mettent à trembler. Que son coeur s'affole. C'est pas normal, en tout cas. Loin d'être habituel, ce comportement. Surtout face à Hunter. « C'est cool. Que tu sois ici, avec moi » Roos sourit. À ses côtés, c'est plus fort qu'elle: elle n'est bonne qu'à cela. Il a raison, de toute façon, Hunter. C'est bien, qu'il soit là, près d'elle. Tous les jours. Même si ils ne voient pas tout le temps, le fait de le savoir à proximité, a toujours été un réconfort. Et ce, ironiquement, malgré la distance qui s'était immiscée entre eux. « Travailler avec toi, je veux dire. Te voir tous les jours. Tu crois que j'aurai pu être plus chanceux que ça ? ». Roos réfléchit un instant. Peut-être bien que oui, selon un certain point de vue; mais inutile d'en parler. C'est une idée bien bête. « T'aurais pu être la soeur de Cole. Ça, c'est plutôt cool. » La jeune femme a soudainement l'image d'Hunter, en tant que femme et son visage se pare d'une légère grimace. Non, mauvaise idée. Hunter/Hanna serait trop beau/belle et synonyme d'une concurrence certaine dans le coeur de Cole. Roos voit son ami se relever et elle en fait de même, après avoir attrapé la main qu'il tendait vers elle. Elle voudrait la serrer, très fort mais voilà qu'elle lui échappe. Hunter s'arrête. Elle sait. Son expression le trahit. Il va lui demander, là maintenant. Et elle n'est pas sûre d'être prêtre pour répondre. « Comment tu te sens ? Je veux dire. Vraiment. » Roos déglutit. Roos vacille. Ses pensées s'éparpillent. Elle ne sait quoi dire, en vérité.  « Je–je sais pas trop. » Il serait temps, effectivement, de mettre des mots sur les maux. « C'est comme si on venait de m'annoncer que le Père Noel n'existait pas pour la seconde fois. Sauf que cette fois-ci, ça fout vraiment ma vie en l'air. » Elle se sent bête, à comparer sa situation à celle d'une gamine de six ans, mais elle n'a pas trouvé mieux, sur le moment. « Je me sens vraiment conne, tu sais. D'avoir rien vu venir. J'étais folle amoureuse de lui, je pensais le connaître mieux que ma propre personne et puis, finalement, pas du tout. » Quand elle l'a trouvé, dans les bras de cet homme, ce sont ses projets d'avenir qu'elle a vu voler en éclats, au même titre que son coeur, Roos. Il va falloir commencer à recoller les morceaux, elle le sait bien. « Sinon, ça va. Y'a pas mort d'homme. Je m'en remettrais. Je finirais avec mes quinze chats, plutôt que mariée, c'est tout. » Elle hausse des épaules. Au moins, il n'y avait aucune chance d'être trompée par d'adorables boules de poils.
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MessageSujet: Re: gonna take her for a ride (roos)   Ven 15 Jan - 14:59

Il pose la main sur son épaule, s’accroche à chaque mot qu’elle prononce. Ce qui le confuse, c’est ce que ce geste, il est complètement anodin. Il doit être anodin. Pourtant, il a l’impression que le contact de sa peau sur la sienne le brûle. C’est une sensation plaisante, alors il garde sa main là où elle est, caressant son épaule avec son pouce, pour la soutenir, pour la réconforter, pour la raison qu’elle voudra. Il l’écoute, patiemment, observe chaque mouvement de ses yeux, de sa bouche, de son petit corps, il sent des vibrations lui remonter dans le bras et se perdre au-delà. Il mordille compulsivement sa lèvre du bas, qu’il torture autant que l’intérieur de sa joue lorsqu’il devient sérieux, lorsqu’il prend un air plus ou moins grave pour se caler au contexte. Il n’avait jamais eu l’occasion, encore, de lui parler de James. Il n’en avait pas eu vraiment envie, même s’il l’avait appelé, lorsque Cole lui avait lâché la nouvelle, même s’il lui avait proposé de l’écouter et de parler. C’était anodin, ça aussi. Lui proposer son aide. Mais c’était devenu aussi confus que le reste. Toutes ces choses simples semblent maintenant lui demander un temps de réflexion plus long, toutes ces choses simples ne le sont plus, n’ont plus la même portée. Il fait glisser lentement sa main sur son bras, qui se pose sur son poignet, fin et délicat. Il s’en veut, lui aussi, de ce qu’il s’est passé. Il aurait dû le voir, également. Il aurait dû la protéger. « Je … » sa voix se brise. Il veut trouver les mots adéquats, ceux qui pourront résonner, ceux qui pourront l’aider à oublier, à aller mieux, mais c’est Poppy qui sait y faire, pas lui. Il est maladroit, mais il fait le nécessaire pour garder une voix posée, rassurante, il fait le nécessaire pour lui inspirer confiance, lui faire passer le message qu’il est là pour elle. Son pouce caresse l’intérieur de son poignet, presque machinalement. Sa peau est fine, douce, il peut entendre son pouls, et ça apaise le sien. « T’étais amoureuse, comme tu dis. J’imagine que des choses qui peuvent sembler évidentes nous échappent, quand c’est comme ça. » Il imagine, il pense, il n’en sait rien. Jusqu’à récemment, il n’avait jamais été amoureux. « C’est moi qui aurais du le voir » continue-t-il. Il s’écoute et se trouve con, profondément con. Il aurait dû le voir, bien sûr, mais il lui a tourné le dos, un peu, il l’a laissé tomber, d’une certaine façon. Il n’en pouvait plus, d’entendre parler de James, James-ci, James ça ; elle semblait heureuse. Il l’avait laissé être heureuse, sans réfléchir. Simplement. « J’aurai dû le cerner plus tôt, j’aurai plus t’éviter tout ça ». Tout ça. Lui. Il aurait pu lui éviter James, peut-être qu’aujourd’hui, il n’aurait pas à essayer de la réconforter maladroitement. « Tu n’aurais pas eu à perdre ton temps avec. » Il mordille sa lèvre, davantage, se déteste de ne pas être éloquent, de ne pas être à l’aise. Il lâche son poignet, joint ses mains, puis croise les bras. « Je suis désolé, d’avoir pas été plus présent ces dernières années. Mais tu sais, avec James, et tout. » Il développe pas, il écarquille les yeux, une fraction de seconde, Oui, avec James et tout. Quoi dire ensuite ? Qu’il était jaloux, qu’il mourrait d’envie de lui faire goûter sa batte, qu’il voulait lui botter le cul à chaque fois qu’ils les voyaient ensemble ? Il se mordille la lèvre, l’intérieur de sa joue, se pince la peau de son bras avec sa main, posée sur son biceps. « Enfin, je suis désolé, je serais là, maintenant, enfin, davantage, je veux dire. » Il voudrait bien souffler, un grand coup, dans son sifflet. Fin de la partie, on change de conversation. Mais il reste là, figée, à la regarder, du haut de son mètre quatre-vingt cinq, grand maladroit qu’il est.
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